Message

Michel Houle

Michel Houle

Co-président du conseil d'administration et Président du Comité
Odile Méthot

Odile Méthot

Présidente directrice générale et Membre du conseil d'administration

Message du Co-président du conseil d'administration et de la Présidente directrice générale du Programme de langue française

QUE de travail accompli une fois de plus cette année par l’équipe du Programme de langue française du Fonds Harold Greenberg. Sans contredit, notre organisation continue de susciter un engouement important auprès de notre clientèle et les demandes affluent constamment vers nos divers volets de financement. L’exercice qui s’est déroulé entre le 1er septembre 2017 et le 31 août 2018 n’a pas fait exception, et c’est avec fierté que nous avons accordé plus de quatre millions de dollars à 38 maisons de productions indépendantes pour les aider à concrétiser leurs projets.

Grâce à ses 22 années d’expérience, notre Fonds de production indépendant a su développer une gouvernance forte, tout en conservant un mode de fonctionnement flexible.

Le Programme de langue française est véritablement au cœur du développement du secteur francophone du l’industrie audiovisuelle canadienne. L’aspiration du Fonds a toujours été de favoriser la production d’œuvres cinématographiques et télévisuelles originales en apportant son soutien financier à des producteurs indépendants. Depuis 1996, le Programme a soutenu 1419 projets, totalisant un investissement de plus de 44 millions de dollars. Les retombées financières engendrées par notre implication permettent à des centaines d’artisans de vivre de leur art et participent vigoureusement à l’épanouissement de notre culture, au pays comme à l’étranger.

La spécificité de notre Fonds, qui oriente principalement ses activités vers le 7e art, nous distingue des autres fonds privés. Quatre volets de financement sur cinq sont en effet destinés au long métrage de fiction : prise d’option, scénarisation, parachèvement et production. Notre objectif : soutenir le développement de longs métrages de fiction, qui est le fondement même des droits de propriété sur les œuvres cinématographiques.

Fidèles à notre mission, nous avons contribué au cours du dernier exercice financier à la réalisation de 55 projets, dont 30 longs métrages de fiction à l’étape du développement, 15 à l’étape de la production et dix téléséries, dont huit projets de conversion en mode format et deux projets de développement format/concept télévisuel. Cet exercice financier a entre autres été marqué par une demande accrue de jeunes cinéastes émergents qui portent un regard renouvelé sur notre société et à laquelle nous sommes fiers d’apporter notre aide. Nous n’avons qu’à penser à Monia Chokri (La femme de mon frère), Mélanie Charbonneau (Fabuleuses), Jeanne Leblanc (Les nôtres) ou encore Guillaume de Fontenay (Sympathie pour le diable), pour observer le talent exceptionnel de cette nouvelle cuvée. Nous sommes heureux d’être à leur côté pour les soutenir dans ce baptême de feu.

Nos réalisateurs chevronnés, qui nourrissent notre culture depuis des années, ont aussi bénéficié de notre soutien. Daniel Grou, alias Podz, (Mafia Inc.), Louis Bélanger (Vivre à 100mph), Anne Émond (Jeune Juliette) et Micheline Lanctôt (Une manière de vivre), ont retenu notre attention. Notre aide est donc allée à des œuvres couvrant une diversité de genres, allant d’un cinéma grand public indispensable à l’équilibre économique de notre industrie (Mytho, réalisé par Émile Gaudreault), en passant par des œuvres d’art et d’essai (La grande noirceur, réalisé par Maxime Giroux), jusqu’aux films destinés aux enfants (Félix et le trésor de Morgäa, réalisé par Nicola Lemay).

Nous sommes également enchantés d’avoir dépassé l’objectif collectif du milieu pour assurer une meilleure représentation des femmes au sein de notre industrie. En effet, des 95 demandes soumises, 45 comportaient au moins une femme à un poste clé de la création, soit à la scénarisation et/ou à la réalisation. De ces 45 demandes, 28 ont obtenu l’aval du comité, ce qui représente un taux d’acceptation de 62 % par rapport à ce groupe et 51 % quant à l’ensemble des projets soutenus par le Fonds. Par ailleurs, il est intéressant de constater que des 55 productions soutenues au cours de ce dernier exercice financier, 42 sont pilotées par des femmes au poste de productrice.

Il est aussi important de souligner l’implication du Fonds dans la catégorie «Format». Nos choix sont allés au soutien du développement de deux projets prometteurs : Jeux d’rôle, destiné aux enfants, et le magazine Style commando. Deux concepts, nous l’espérons, qui trouveront résonance auprès des publics d’ici et d’ailleurs. Le Fonds a également été en mesure de financer la conversion en mode format de huit séries télévisuelles, notamment la très populaire comédie à sketches Like moi!, dont le concept a été vendu en Allemagne, ainsi que le magazine Ouvrez, on ne sait jamais!, acheté par un producteur danois. Nous sommes très satisfaits de ces résultats et ravis de contribuer au rayonnement des concepteurs québécois. L’engouement grandissant des autres pays pour les concepts développés ici est une source de fierté pour toute la collectivité.

Notre cinéma s’est d’ailleurs illustré en force cette année, tant sur la scène nationale qu’internationale. Des films soutenus l’an dernier se sont démarqués, comme Chien de garde, premier long métrage de la jeune réalisatrice montante Sophie Dupuis. Le film a remporté trois trophées Iris, dont celui de la meilleure interprète féminine dans un premier rôle, et a reçu plusieurs éloges du public et des critiques. Les Affamés, de Robin Aubert, a connu un vif succès auprès de l’auditoire et a raflé plusieurs prix, notamment huit prix Iris, dont celui de la meilleure réalisation et celui du film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec. Ce film a également été sacré meilleur film canadien au Festival du Film de Toronto 2017. De son côté, De père en flic II, d’Émile Gaudreault, a été le lauréat de La Bobine d’or 2018, le couronnant ainsi le film québécois le plus populaire. Quant aux films La chute de l’empire américain, de Denys Arcand, et 1991, de Ricardo Trogi, ils sont présentement dans le top 10 des films les plus populaires de l’année. Lorsque les films que nous épaulons sont ainsi appréciés du public, nous sommes confortés dans nos choix et dans notre mandat.

Ce bilan positif est bien entendu possible grâce au soutien financier vital de Bell Média. Sans cet appui essentiel, nous ne pourrions poursuivre notre mission et nous les remercions de leur inestimable contribution et précieuse collaboration. De même, ces résultats tangibles n’auraient pas pu se réaliser sans l’engagement constant et exceptionnel de nos collègues du comité. De plus, nous n’aurions pas pu nous passer de l’apport efficient et dédié des employés et des collaborateurs du Fonds. À tous, nous leur adressons nos sincères remerciements. En terminant, nous sommes reconnaissants de la confiance placée dans le Fonds par les producteurs qui soumettent leurs projets. Ces œuvres stimulantes et originales qui nous sont proposées sont notre véritable raison d’être.

Bonne lecture,

Michel Houle
Michel Houle
Co-président du conseil d'administration et Président du Comité
Odile Méthot
Odile Méthot
Présidente directrice générale et Membre du conseil d'administration